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🏍️ Contrat de vente moto – modèle gratuit (Suisse)

Vendez une moto ou un scooter entre particuliers : modèle gratuit avec toutes les données (cylindrée, matricule, VIN), exclusion de garantie et réserve de propriété. À remplir, enregistrer en PDF et signer à deux.

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Ce que contient le modèle

Pourquoi un contrat de vente de moto écrit est indispensable entre particuliers

Quiconque vend ou achète une moto entre particuliers en Suisse ne devrait jamais conclure l'affaire uniquement à l'oral. Une vente verbale est certes juridiquement valable, mais en cas de litige, c'est parole contre parole. Un contrat de vente écrit fixe qui a remis quel véhicule, quand, à quel prix et dans quel état. C'est précisément cette force probante qui décidera plus tard si une partie peut faire valoir ses droits ou si elle repart les mains vides. Pour les motos, dont la valeur atteint vite plusieurs milliers de francs, la forme écrite est la protection la plus efficace et la moins coûteuse pour les deux parties.

Pour le vendeur, le contrat clarifie l'exclusion de la garantie et documente le fait que l'acheteur a inspecté la machine et effectué un essai. Pour l'acheteur, il prouve quelles caractéristiques et quel kilométrage ont été garantis et à partir de quand il devient légitimement propriétaire. Les deux parties bénéficient du fait que la date de remise, le mode de paiement et le traitement convenu des défauts soient consignés sans ambiguïté. On évite ainsi tout malentendu ultérieur sur la garantie, les soldes ou les amendes en suspens.

Un autre motif pratique concerne la radiation et le changement de détenteur auprès du service des automobiles. Le vendeur veut pouvoir prouver qu'il a remis le véhicule à une date précise, afin que les amendes, les frais de stationnement ou un accident du nouveau détenteur ne lui soient plus imputés. Le contrat daté et signé constitue le document central pour cela. Sans lui, l'ancien détenteur reste en cas de doute responsable jusqu'à ce que le changement soit officiellement effectué.

Enfin, les assurances, les autorités et, en cas de litige, les tribunaux exigent une preuve claire de l'acte juridique. Un modèle correctement rempli, signé des deux côtés en deux exemplaires, satisfait cette exigence et ne coûte rien. Les sections suivantes expliquent le cadre juridique, les indications obligatoires et les pièges typiques, afin que votre contrat de vente de moto tienne réellement ses promesses.

Cadre juridique: la vente mobilière selon l'art. 184 ss CO

La vente d'une moto est juridiquement une vente mobilière, c'est-à-dire la vente d'une chose mobilière. Le droit déterminant est le Code des obligations suisse, plus précisément les dispositions dès l'art. 184 CO. Il y est défini que le vendeur s'oblige à livrer la chose vendue à l'acheteur et à lui en transférer la propriété, tandis que l'acheteur s'oblige en contrepartie à payer le prix. Ces obligations principales réciproques forment le fondement de tout contrat de vente de moto, que les parties les consignent expressément ou non.

Le contrat de vente d'un véhicule est en principe valable sans forme particulière. Aucune contrainte légale n'impose la forme écrite, et même une poignée de main crée un contrat obligatoire. La forme écrite n'est donc pas une condition de validité, mais une question de sécurité probatoire. Comme la loi laisse aux parties une grande liberté d'aménagement, elles peuvent régler elles-mêmes de nombreux points, tels que l'exclusion de garantie, les modalités de paiement ou une réserve de propriété. Ce qu'elles ne règlent pas est complété par le Code des obligations et ses dispositions supplétives.

Il faut distinguer la vente privée du commerce professionnel. Lorsqu'un particulier vend sa propre moto, les règles générales de la vente mobilière s'appliquent, et une exclusion étendue de la garantie est admissible. Si en revanche un commerçant professionnel agit, des limites relevant du droit de la consommation s'ajoutent, et une exclusion totale de responsabilité est souvent inapplicable. Le modèle de cette page est conçu pour la vente entre particuliers, raison pour laquelle les clauses correspondantes y sont volontairement orientées.

Outre les obligations principales, le Code des obligations règle aussi des obligations accessoires, comme la remise des papiers du véhicule, en particulier du permis de circulation. Le vendeur doit remettre à l'acheteur tout ce dont celui-ci a besoin pour utiliser le véhicule correctement et le réimmatriculer. Qui connaît ces bases légales comprend pourquoi les diverses clauses sont formulées ainsi et quels points ne doivent en aucun cas être omis.

Indications obligatoires: parties et données du véhicule correctement saisies

Un contrat solide commence par l'identification claire des deux parties. Relevez pour le vendeur et l'acheteur le prénom et le nom, l'adresse complète, la date de naissance ainsi qu'un numéro de téléphone et idéalement l'adresse électronique. Pour un véhicule d'une valeur importante, il est recommandé de vérifier l'identité au moyen d'une pièce officielle et de noter le numéro du document. On peut ainsi prouver sans équivoque qui a conclu le contrat, et la fraude par usurpation d'identité devient plus difficile.

Concernant le véhicule lui-même, toutes les caractéristiques qui identifient la moto de manière univoque doivent être consignées. Cela comprend la marque et le modèle, le numéro de matricule, le numéro de châssis ou VIN, la cylindrée en centimètres cubes, la puissance du moteur en kilowatts ainsi que la plaque de contrôle. Le numéro de matricule et le VIN sont particulièrement importants, car ils identifient le véhicule sans confusion possible et doivent correspondre aux indications du permis de circulation. Si ces numéros ne concordent pas, la prudence s'impose, car cela peut indiquer une manipulation ou un véhicule volé.

Le kilométrage actuel, la date de première mise en circulation et la date du dernier contrôle technique doivent également figurer au contrat. Le kilométrage est une caractéristique garantie et doit être relevé exactement au compteur et inscrit. La date du contrôle technique indique depuis combien de temps a eu lieu la dernière expertise officielle et si une nouvelle sera bientôt due, ce qui influence la valeur et les coûts à prévoir. Il vaut en outre la peine d'indiquer le nombre de clés remises, la présence du carnet d'entretien et les accessoires éventuels.

Plus ces indications sont précises, moins il reste de marge pour des litiges ultérieurs. Un contrat qui nomme clairement la marque, le modèle, le numéro de matricule et le VIN évite les confusions et protège les deux parties. Reprenez les données techniques directement du permis de circulation et comparez-les avec les marquages sur le véhicule. Ces quelques minutes de soin lors du remplissage épargnent, le cas échéant, de laborieuses questions de preuve.

Catégories de permis de conduire en Suisse et leur importance pour l'acheteur

Avant d'acquérir une moto, l'acheteur doit être certain qu'il a le droit de la conduire avec son permis. La Suisse connaît pour les motos plusieurs catégories qui se distinguent selon la cylindrée et la puissance. La catégorie A1 autorise la conduite de motos jusqu'à 125 centimètres cubes et d'une puissance maximale de 11 kilowatts. Qui ne possède que cette catégorie ne peut légalement conduire une machine plus puissante, même s'il l'a déjà achetée.

L'échelon suivant est la catégorie A limitée. Elle autorise les motos d'une puissance allant jusqu'à 35 kilowatts, le rapport entre la puissance et le poids ne devant en outre pas dépasser 0,20 kilowatt par kilogramme. Cette limite empêche que des machines très légères mais bridées contournent la restriction de puissance. Après une certaine période probatoire et une formation complémentaire, la catégorie A illimitée peut être obtenue, laquelle englobe les motos sans limitation de puissance.

Pour l'acheteur, la catégorie a des conséquences pratiques immédiates. Un intéressé titulaire de la catégorie A limitée ne peut pas conduire une moto de 70 kilowatts, même si le prix est intéressant. C'est pourquoi la cylindrée en centimètres cubes et la puissance en kilowatts devraient figurer au contrat, afin que l'acheteur puisse comparer les indications avec son autorisation. Certaines machines peuvent être bridées, mais une telle réduction doit être exécutée dans les règles et inscrite au permis de circulation pour être juridiquement valable.

Le vendeur a tout intérêt à indiquer correctement les données de puissance, car des informations fausses peuvent être considérées comme une caractéristique garantie. L'acheteur, quant à lui, porte la responsabilité de vérifier son autorisation avant l'achat, car conduire sans la catégorie adéquate expose à des amendes, au retrait du permis et à la perte de la couverture d'assurance. La documentation claire de la cylindrée et de la puissance dans le contrat sert donc aux deux parties et prévient les mauvaises surprises.

Prix d'achat, acompte, paiement et protection contre la fraude

Le prix d'achat est le coeur du contrat et doit être consigné comme montant exact en francs, en chiffres et en toutes lettres. Si les parties conviennent d'un acompte, par exemple pour réserver le véhicule, le montant, la date et les conditions doivent figurer au contrat. Il est important de régler ce qu'il advient de l'acompte si la vente échoue. Sans convention claire, un litige peut naître sur la question de savoir si un acompte doit être remboursé ou s'il est perdu à titre d'arrhes.

Concernant le mode de paiement, il convient de choisir la variante la plus sûre. Le paiement en espèces lors de la remise est répandu, mais comporte des risques pour les montants élevés; un comptage des espèces et une quittance sont ici obligatoires. Le virement bancaire est souvent plus sûr, la remise du véhicule ne devant intervenir que lorsque le montant a effectivement été crédité sur le compte du vendeur. Une simple confirmation de paiement ou une capture d'écran ne prouve pas encore l'entrée de l'argent et est ciblée par les fraudeurs.

Le contrat devrait indiquer expressément que le paiement intégral et la remise du véhicule interviennent donnant-donnant ou dans quel ordre ils ont lieu. Si le prix est payé par acomptes, une réserve de propriété est impérativement recommandée, afin que la propriété ne passe qu'avec le dernier versement. Une quittance signée du montant reçu, remise à l'acheteur, crée de la clarté pour les deux parties et protège l'acheteur d'une nouvelle demande de paiement ultérieure.

La méfiance envers les constellations inhabituelles protège avant tout de la fraude. La prudence s'impose face aux acheteurs qui versent trop et réclament la différence, aux prétendus transporteurs qui viennent chercher la moto, ou aux paiements par chèques falsifiés. Une rencontre en personne, la vérification de l'identité et le règlement par des voies bancaires traçables réduisent considérablement le risque. Qui ne considère le paiement comme terminé qu'une fois l'argent réellement disponible évite les schémas de fraude les plus courants dans le commerce d'occasion.

Garantie et son exclusion lors de la vente entre particuliers

De par la loi, le vendeur répond selon l'art. 197 CO de ce que la chose vendue possède les qualités promises et ne présente pas de défauts qui en diminuent notablement la valeur ou l'aptitude. Cette garantie pour les défauts de la chose s'applique même si le vendeur ne connaissait pas les défauts. Lors de l'achat d'une moto d'occasion, cela peut représenter un risque considérable pour le vendeur privé, car les machines anciennes présentent naturellement de l'usure et des faiblesses cachées.

C'est précisément pourquoi il est usuel et admissible, lors d'une vente privée, d'exclure contractuellement la garantie. Une formule telle que vendu tel que vu, à l'exclusion de toute garantie exprime que l'acheteur reprend le véhicule dans son état actuel et que le vendeur n'a pas à répondre de défauts survenant ultérieurement. L'acheteur devrait donc examiner la moto en profondeur avant l'achat, au mieux avec un essai et si possible une expertise par un spécialiste, car après l'exclusion il supporte largement lui-même le risque des défauts cachés.

L'exclusion a toutefois des limites claires. Selon l'art. 199 CO, une convention supprimant ou restreignant la garantie est nulle si le vendeur a frauduleusement dissimulé les défauts à l'acheteur. Ainsi, qui sait que le cadre a été redressé après une chute ou que le moteur a un défaut caché, et le tait sciemment, ne peut pas se prévaloir de l'exclusion de garantie. La fraude signifie tromper ou taire sciemment un fait devant être révélé, le fardeau de la preuve incombant toutefois à l'acheteur.

L'honnêteté est donc la meilleure stratégie pour les deux parties. Le vendeur se protège en indiquant ouvertement les défauts connus dans le contrat, car ce qui est divulgué ne peut plus être considéré comme frauduleusement dissimulé. L'acheteur se protège en documentant l'état et en consignant par écrit les assurances données. Une exclusion de garantie bien formulée, combinée à une liste honnête des défauts, crée la base la plus solide pour une vente privée sans conflit.

Réserve de propriété et transfert des risques selon l'art. 185 CO

Une question souvent négligée mais importante est de savoir quand le risque relatif au véhicule passe du vendeur à l'acheteur. Le Code des obligations le règle à l'art. 185 CO par une règle de base surprenante pour les profanes: les profits et les risques passent à l'acheteur dès la conclusion du contrat, à moins que des circonstances particulières ou des conventions n'en disposent autrement. Cela signifie qu'un dommage à la moto peut, le cas échéant, toucher l'acheteur, même si celui-ci n'a pas encore pris possession du véhicule.

Dans la pratique, il est donc recommandé de régler expressément le transfert des risques dans le contrat et de le lier à la remise effective du véhicule. On évite ainsi que l'acheteur doive répondre d'un dommage qu'il n'a pas pu influencer, parce que la moto se trouvait encore chez le vendeur. Une clause claire selon laquelle les profits et les risques ne passent qu'avec la remise physique crée de la sécurité juridique et correspond à ce que la plupart des parties veulent réellement.

Il faut distinguer le transfert des risques du transfert de propriété. Pour les choses mobilières, la propriété passe en principe avec la remise de la possession. Tant que le prix n'est pas intégralement payé, le vendeur peut toutefois convenir d'une réserve de propriété, de sorte qu'il reste propriétaire jusqu'au dernier versement. Cette réserve est judicieuse en cas de paiement par acomptes ou de paiement différé, mais doit, pour être pleinement opposable aux tiers, être inscrite dans un registre officiel au domicile de l'acheteur.

Dans le cas simple où l'acheteur paie immédiatement et intégralement et emporte le véhicule sur-le-champ, ces subtilités ne jouent guère de rôle, car le paiement, la remise et le transfert de propriété coïncident dans le temps. Dès qu'un écart temporel apparaît toutefois, par exemple parce que la moto est retirée plus tard ou payée par acomptes, le transfert des risques et la réserve de propriété devraient être réglés sciemment. Le contrat prévoit à cet effet des champs propres, qu'il faut absolument remplir dans de telles situations.

Indiquer honnêtement et complètement l'état technique

Le principe le plus important lors d'une vente privée est le suivant: l'honnêteté protège mieux le vendeur que n'importe quelle clause. L'état technique de la moto devrait être décrit le plus précisément possible dans le contrat ou dans une annexe. Cela comprend les dommages connus dus à des chutes et accidents, les réparations du cadre, les pièces remplacées, les fuites, les dommages dus à l'immobilisation prolongée ainsi que l'état des pneus, des freins, de la chaîne et du pignon. Ce qui est déclaré ouvertement ne pourra plus être invoqué comme défaut frauduleusement dissimulé contre le vendeur.

La plausibilité du kilométrage mérite une attention particulière. Le compteur peut être manipulé, raison pour laquelle le kilométrage indiqué devrait concorder avec le carnet d'entretien, les anciennes factures et l'état général de la machine. Une moto au kilométrage prétendument faible mais aux poignées, repose-pieds et disques de frein fortement usés éveille des doutes légitimes. Le vendeur devrait désigner le kilométrage comme relevé au compteur et non comme kilométrage total garanti, tant qu'il ne peut pas prouver l'historique sans lacune.

Les dommages dus à l'immobilisation sont un thème fréquent pour les motos à usage saisonnier. De longues immobilisations peuvent entraîner des pneus poreux, un carburateur encrassé, des freins corrodés et une batterie déchargée ou endommagée. Qui vend une moto restée longtemps immobile devrait le mentionner, car de tels dommages n'apparaissent souvent qu'après les premières heures de fonctionnement. Pour l'acheteur, il est important de prendre ces indications au sérieux et de calculer en conséquence le prix ainsi que les coûts de remise en état à prévoir.

Une description honnête de l'état profite en fin de compte aux deux parties. L'acheteur sait à quoi il s'engage et peut apprécier le prix équitablement; le vendeur minimise le risque de réclamations ultérieures parce qu'il n'a rien tu. Des photos du véhicule au moment de la remise, jointes au contrat, documentent en outre l'état. Ce soin coûte peu de temps mais retire d'emblée le terrain à bien des litiges ultérieurs.

Remise du véhicule et changement de détenteur auprès du service des automobiles

Avec la signature du contrat, la vente est juridiquement conclue, mais la partie administrative ne fait que commencer. Lors de la remise, le vendeur remet à l'acheteur, outre le véhicule, le permis de circulation, toutes les clés, le carnet d'entretien et les éventuels autres documents. Il est recommandé de consigner au contrat quels documents et objets ont effectivement été remis, afin qu'aucun litige ne naisse ensuite au sujet de clés ou de papiers manquants.

Le changement de détenteur se fait par le service cantonal des automobiles. L'acheteur a besoin du permis de circulation, du contrat de vente ainsi que d'une attestation d'assurance valable pour immatriculer le véhicule à son nom. Dans de nombreux cantons, l'ancien détenteur peut garder les anciennes plaques de contrôle ou doit les rendre, selon qu'il y a échange de plaques ou nouvelle immatriculation. Le déroulement exact et les émoluments diffèrent d'un canton à l'autre, raison pour laquelle un coup d'oeil au site du service des automobiles compétent vaut la peine.

Pour le vendeur, il est décisif de se décharger à temps de la responsabilité du véhicule. Tant que la moto reste immatriculée à son nom et que l'assurance court, il peut être tenu pour responsable d'incidents survenus entre-temps. C'est pourquoi le vendeur devrait soit exiger une réimmatriculation immédiate par l'acheteur, soit radier lui-même le véhicule et déposer les plaques de contrôle. La date de remise consignée au contrat sert alors de preuve importante quant au moment à partir duquel l'acheteur porte la responsabilité.

La couverture d'assurance doit également être réglée sans lacune. L'acheteur ne peut circuler avec la moto que lorsqu'une assurance responsabilité civile valable existe et que le véhicule est immatriculé à son nom. Le vendeur ne devrait résilier ou adapter son ancienne assurance qu'une fois le changement effectué. Une entente claire sur le moment de la réimmatriculation et du transfert d'assurance évite que l'une des deux parties se retrouve involontairement sans couverture.

Étape par étape: comment remplir correctement le contrat de vente

Commencez par les indications relatives aux parties. Inscrivez complètement le prénom et le nom, l'adresse, la date de naissance et les coordonnées du vendeur et de l'acheteur, et vérifiez l'identité au moyen d'une pièce. Ensuite seulement viennent les données du véhicule: reprenez soigneusement du permis de circulation la marque, le modèle, le numéro de matricule, le VIN, la cylindrée, la puissance, la plaque de contrôle, la première mise en circulation et la date du contrôle technique, et relevez le kilométrage directement au compteur. Comparez les numéros sur le véhicule avec les papiers pour exclure toute confusion ou manipulation.

Consignez ensuite le prix d'achat en chiffres et en toutes lettres et réglez le mode de paiement. Notez si un acompte a été versé, quand le solde est dû et sous quelle forme le paiement intervient. Déterminez si le paiement et la remise ont lieu donnant-donnant, et ajoutez une réserve de propriété en cas de paiement par acomptes. Ces champs forment l'ossature financière du contrat et ne devraient comporter aucune lacune.

Consacrez-vous ensuite à l'état et à la garantie. Cochez l'exclusion de garantie ou formulez-la, et énumérez ouvertement tous les défauts connus. Décrivez l'état technique, mentionnez les dommages d'accident ou d'immobilisation et joignez des photos au besoin. Inscrivez la date de remise et notez quels documents et objets, par exemple les clés et le carnet d'entretien, ont été remis. Le fait est ainsi documenté sans lacune.

Pour finir, les deux parties signent le contrat avec le lieu et la date. Établissez deux exemplaires identiques, afin que le vendeur et l'acheteur reçoivent chacun un original signé. Relisez tout ensemble une dernière fois avant de signer et corrigez les erreurs à la main, chaque partie confirmant toute correction de ses initiales. Une quittance remise du paiement reçu complète l'opération et protège l'acheteur de réclamations ultérieures.

Cas particuliers: moto saisonnière, garage, objet de bricolage et importation

Les motos à usage saisonnier méritent une attention particulière. Si l'on vend une moto qui n'a roulé que quelques mois par an, la durée d'immobilisation devrait être mentionnée au contrat, car de longues phases de repos peuvent entraîner des dommages d'immobilisation. La question de savoir si le véhicule est actuellement immatriculé ou radié pour la saison doit aussi être clarifiée. Une moto radiée pour la saison peut coûter moins cher en assurance, mais doit être contrôlée avant sa remise en service.

Une différence essentielle existe entre l'achat auprès d'un garage et la vente entre particuliers. Un commerçant professionnel est soumis à des règles plus strictes, ne peut pas exclure la garantie à sa guise et propose souvent une garantie. Lors d'une vente privée en revanche, l'exclusion étendue de garantie est admissible, raison pour laquelle l'acheteur doit vérifier lui-même plus attentivement. Qui connaît cette différence apprécie plus réalistement le prix et le risque et sait qu'un prix privé avantageux va généralement de pair avec moins de protection.

Lors d'une vente comme objet de bricolage ou pour pièces, la transparence est décisive. Une telle moto n'est pas en état de rouler ou n'est pas apte à la circulation, ce qui doit figurer expressément au contrat. Des formules telles que vendu comme objet de bricolage, non roulant, sans contrôle technique précisent clairement que l'acheteur acquiert une machine défectueuse ou incomplète et ne doit pas attendre un état de marche. À défaut de cette mention, l'acheteur pourrait faire valoir ultérieurement des prétentions parce qu'il partait d'un véhicule apte à rouler.

Les véhicules importés apportent des points supplémentaires. Pour une moto importée de l'étranger, le dédouanement, l'éventuelle mise en conformité pour l'immatriculation suisse et le contrôle individuel ou technique requis doivent être pris en compte. Le contrat devrait indiquer si le véhicule est déjà immatriculé en Suisse ou si l'acheteur doit encore organiser lui-même l'immatriculation et le contrôle. Ces cas particuliers montrent qu'un bon modèle doit offrir suffisamment d'espace pour des remarques individuelles.

Litige après la vente: résiliation, réduction et prescription

Malgré une préparation soigneuse, des divergences peuvent survenir après la vente. Si un défaut apparaît dont le vendeur doit répondre malgré l'exclusion, par exemple parce qu'il a été frauduleusement dissimulé, l'acheteur dispose selon le Code des obligations de divers droits. Il peut demander la résiliation, soit l'annulation de la vente contre restitution du véhicule, ou la réduction, soit une diminution du prix correspondant à la moins-value. Quel droit est approprié dépend de la gravité du défaut.

La condition de telles prétentions est que l'acheteur examine la moto à temps selon l'art. 201 CO et signale immédiatement un défaut découvert. Cet avis des défauts doit intervenir sans délai dès que l'acheteur remarque le défaut; qui attend trop longtemps est réputé avoir accepté l'état et perd ses prétentions. L'avis devrait, pour des raisons de preuve, être fait par écrit avec une description claire du défaut. Un avis tardif ou imprécis est l'une des raisons les plus fréquentes pour lesquelles des prétentions fondées échouent finalement.

Dans le temps, les prétentions sont en outre limitées par la prescription. Selon l'art. 210 CO, les droits de garantie pour un défaut de la chose se prescrivent en principe par deux ans à compter de la livraison de la chose à l'acheteur, même si celui-ci ne découvre le défaut que plus tard. En cas de tromperie frauduleuse, des délais plus longs s'appliquent, car le vendeur qui a sciemment trompé ne peut pas invoquer la courte prescription. À l'expiration de ces délais, les prétentions ne sont en principe plus exécutoires.

Avant qu'une procédure judiciaire n'intervienne, une entente à l'amiable vaut presque toujours la peine d'être tentée. Une clarification objective, fondée sur le contrat écrit et les assurances documentées, mène souvent au but plus vite et à moindre coût qu'un procès. Si aucun accord n'aboutit, une procédure de conciliation est généralement prévue en Suisse avant une action. La valeur d'un contrat de vente bien rempli se révèle précisément dans de telles situations, car il consigne de manière incontestable les faits décisifs.

Erreurs fréquentes et conseils pratiques pour une vente de moto sûre

L'erreur sans doute la plus fréquente est le renoncement à la forme écrite ou le remplissage d'un contrat lacunaire. Si le numéro de matricule, le VIN, le kilométrage ou la date de remise manquent, le document perd fortement de sa valeur en cas de litige. Tout aussi problématique est l'omission de défauts connus, car ce qui est tu peut être considéré comme frauduleux et faire tomber l'exclusion de garantie. Prenez les quelques minutes nécessaires pour remplir chaque champ complètement et conformément à la vérité.

Un autre classique est le règlement peu soigné du paiement. Les véhicules sont remis avant que l'argent ne soit effectivement crédité, ou aucun justificatif de paiement n'est établi. Insistez pour que la remise n'intervienne qu'après l'entrée sécurisée du paiement, et établissez une quittance signée. En cas de paiement en espèces, comptez le montant ensemble et vérifiez l'authenticité des billets. Cette prudence peut sembler tatillonne, mais elle évite les erreurs les plus coûteuses du commerce d'occasion.

Des erreurs évitables se produisent aussi dans la partie administrative. Le vendeur omet de radier le véhicule à temps ou d'insister sur le changement de détenteur, et reste ainsi responsable de la moto. L'acheteur, quant à lui, circule sans assurance valable. Clarifiez avant la remise qui accomplit quelles démarches et quand auprès du service des automobiles et de l'assurance, et consignez la date de remise au contrat. Chaque partie sait ainsi exactement à partir de quand elle est responsable.

Pour finir, les conseils pratiques les plus importants: établissez toujours deux originaux signés, joignez des photos datées du véhicule et documentez l'essai. Vérifiez l'identité de la partie adverse et la concordance de tous les numéros avec le permis de circulation. Conservez soigneusement votre exemplaire du contrat avec la quittance, car des prétentions peuvent surgir encore des mois plus tard. Un contrat de vente complet, honnête et signé des deux côtés est le meilleur garant d'une vente privée sans accroc de votre moto.

Questions fréquentes

Le contrat vaut-il aussi pour les scooters ?

Oui. Le modèle convient à tous les deux-roues motorisés – moto, scooter, chopper. Indiquez simplement les données correspondantes.

Combien coûte le modèle ?

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